Après son adoption par le Sénat en juin dernier, l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de loi relatif à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de 2030. Ce texte comporte plusieurs avancées en matière d’antidopage visant à mettre la France en mesure d’accueillir ces Jeux et d’améliorer le dispositif antidopage à la lumière de l’expérience des Jeux de Paris 2024.

L’Agence se félicite du consensus autour d’un texte qui prépare l’entrée en vigueur de la prochaine version du Code mondial antidopage dans sa version applicable au 1er janvier 2027 et adoptée lors de la conférence mondiale de Busan (Corée du Sud) en décembre dernier. Le Code et ses standards d’application forment les règles antidopage à l’échelle mondiale qui doivent être transcrites dans le droit français. Cette étape constitue un prérequis à la candidature pour l’accueil des grandes compétitions internationales, à l’instar des Jeux d’hiver de 2030.

Plusieurs dispositions marquent un renforcement des prérogatives de l’Agence – inégalées dans le monde – en matière d’investigations : ses pouvoirs d’enquête, introduits par ordonnance en 2021, sont expressément ratifiés par le Parlement qui a accepté de les compléter avec la nouvelle possibilité pour les enquêteurs d’inspecter visuellement voire, avec le consentement des intéressés, de fouiller les bagages dans le cadre d’enquêtes préalablement ouvertes par l’AFLD.

Pour l’exercice de ses missions, l’Agence pourra se reposer sur un partage facilité et sécurisé de données sportives avec les institutions et les acteurs sportifs. Un travail avec le ministère des sports, annoncé par la ministre lors de son audition à l’Assemblée nationale, devrait permettre de moderniser ce partage afin d’alléger les formalités du monde sportif et de fiabiliser la connaissance autour des sportifs et de leur entourage.

En maintenant la France en pointe du combat pour un sport sans dopage, ce texte donne à l’Agence les moyens de mener ses missions de lutte mais aussi de prévention antidopage en faveur d’un sport propre et dans l’intérêt des sportifs eux-mêmes. L’adoption définitive du texte garantirait une préparation sereine de l’échéance des Jeux en matière antidopage et la démonstration du savoir-faire français en ce domaine pour l’organisation de grands événements sportifs, déjà éprouvé lors de la Coupe du monde de rugby en 2023 ou les Jeux d’été en 2024.