Articles de jmarival

L’AFLD dément les fausses informations liées aux rémunérations de ses cadres

Depuis plusieurs jours, des reprises de presse font état de rémunérations qui seraient perçues par plusieurs directrices et directeurs de l’Agence. Ces informations sont fausses. Elles se fondent sur un rapport provisoire de la Cour des comptes qui contenait des informations inexactes qui ont été corrigées dans la version définitive. D’ailleurs, la Cour ne formule finalement, dans ce rapport définitif, aucune critique sur la politique salariale de l’Agence.

L’Agence déplore d’autant plus ces informations inexactes qu’elles nourrissent des attaques personnelles et nominatives, en décalage avec les qualités professionnelles et l’expérience reconnue de celles et ceux qui en sont la cible.

Le référé de la Cour des comptes publié le 16 juin dernier sur la politique antidopage conduite par l’Agence et les autres acteurs évoque des sujets autrement plus intéressants. L’Agence n’esquivera jamais le débat lorsqu’il s’agit de parler des questions de fond et se tient à la disposition de tous les acteurs de la lutte antidopage pour améliorer encore davantage la défense du sport propre.

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Dominique Laurent : “la Cour des comptes valide la transformation en cours de l’AFLD”

« La Cour des comptes a rendu public, ce mercredi matin, ses conclusions pour renforcer la lutte contre le dopage en vue des Jeux olympiques et paralympiques en France en 2024. Elles sont le fruit d’un contrôle portant sur les années 2014 à 2019 et comportent des recommandations qui, pour l’essentiel, ont déjà été mises en œuvre. Elle nous encourage donc dans la poursuite de la transformation de l’Agence.

Des échos de presse ont fait état de données inexactes issues d’un rapport provisoire de la Cour et qui n’ont finalement pas été reprises dans la version définitive. Cette publication regrettable a alimenté des attaques personnelles reposant sur une approche partiale et partielle qui détourne de la question principale : quelle efficacité pour la politique antidopage ?

A la lecture des conclusions de la Cour, l’AFLD se reconnait pleinement dans les recommandations formulées :

  • Améliorer la compétitivité du laboratoire national
  • Mieux cibler les actions de contrôle et de prévention sur les sportifs de haut niveau
  • Rendre plus efficaces les moyens de lutte contre le dopage en facilitant la communication d’informations entre services impliqués dans la lutte contre les trafics de substances dopantes et en étendant les pouvoirs d’enquête autonomes de l’AFLD

Des investissements importants, soutenus par l’Etat, ont permis d’améliorer encore le fonctionnement du laboratoire de Châtenay-Malabry et de maintenir son niveau d’excellence en tant que laboratoire accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Il dispose d’une expertise et de compétences humaines qui lui permettent, depuis ces dernières années, de gagner progressivement des parts de marché au niveau international.

Le recentrage sur le haut-niveau en termes de contrôle et d’éducation correspond également à une exigence de l’AMA. Cette réorientation se traduit dans les faits pour l’AFLD depuis plusieurs années. En 2020, 81 % des contrôles ont ainsi porté sur des sportifs de niveau national et international alors qu’avant 2017, leur part était de l’ordre de 30 %. Cette évolution se ressent également sur les procédures disciplinaires : les violations constatées les années précédentes ont conduit en 2020 l’AFLD à infliger des sanctions à 6 sportifs de haut niveau ou professionnels sur les 77 prononcées alors que parmi les 41 procédures ouvertes en 2020,  17 portaient sur des sportifs de haut niveau ou professionnels.

Enfin, les pouvoirs d’enquête et les possibilités de coopération avec les services de l’Etat ont été renforcés par la récente ordonnance du 21 avril dernier qui est le fruit d’un intense travail législatif. Les enquêteurs de l’Agence pourront bientôt convoquer des personnes, procéder à des visites de locaux professionnels ou, avec l’autorisation d’un juge, de domicile, recourir à une identité d’emprunt ou procéder à des « coups d’achat ». La circulation de renseignements utiles sera facilitée en autorisant la communication d’informations couvertes par le secret professionnel. Il y a donc une complémentarité qui se crée entre les différents services enquêteurs (AFLD, gendarmerie, police, douanes, etc.) chargés de lutter contre le dopage. Cette évolution sera finalisée par l’adoption d’un décret en cours d’élaboration qui doit être publié cet été.

Ainsi renforcée, la lutte antidopage en France dispose désormais d’un cadre juridique à la hauteur des « enjeux éthiques et de réputation » liés au JOP de Paris 2024 qu’a évoqués la Cour. La transformation de l’Agence doit se poursuivre dans les directions souhaitées par la Cour et partagées par l’AFLD. La réussite de cette ambition repose aussi sur l’obtention des moyens suffisants pour mener à bien cette mission en faveur du sport propre. »

Dominique Laurent, présidente de l’Agence française de lutte contre le dopage

 

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Rapport d’activité 2020 : une année constructive malgré la pandémie

L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) vous présente son rapport d’activité 2020. Une année marquée par la crise sanitaire au cours de laquelle l’Agence a néanmoins mené avec succès la préparation de la mise en conformité du droit français au Code mondial antidopage pour doter la lutte antidopage en France de moyens sans précédent. Retrouvez tous les chiffres clés et le lien vers la version numérique.

Une activité de contrôle préservée malgré la crise sanitaire

Garante en France de la protection de la santé des sportifs et de l’équité des compétitions au nom du sport propre, l’AFLD a pu, en 2020, mener à bien ses missions de contrôles malgré la crise sanitaire inédite qui a affecté le monde pendant de longs mois. Si le premier confinement a mis à l’arrêt la totalité des épreuves sportives, les contrôles hors compétition, bien que ralentis, ont été maintenus au prix d’une élaboration rapide -environ une semaine- des protocoles sanitaires. Comme les prélèvements en et hors compétition ont repris à un rythme soutenu à partir du mois de mai 2020, c’est finalement près de 80 % du programme annuel initial de contrôles qui a été mené à bien, soit 6  522 prélèvements réalisés par et pour l’AFLD sur les 8 000 prévus.

Les contrôles en 2020 en quelques chiffres : 

  • 6 522 prélèvements urinaires et sanguins réalisés pour l’AFLD
  • 1 089 prélèvements pour le rugby, 1 059 pour le football et 890 pour l’athlétisme, les 3 sports les plus contrôlés en 2020
  • 81 % des contrôles consacrés aux sportifs de niveau national et international (vs 60 % en 2019), dont près de 70 % hors compétition (vs 50 % en 2019)
  • 1 009 échantillons collectés pour des tiers (fédérations internationales et agences nationales antidopage)

Une réorientation des contrôles sur le haut niveau qui s’accentue

Plus des trois-quarts des contrôles ont donc porté l’an dernier sur le haut niveau, soit davantage que l’objectif fixé, principalement à cause de l’arrêt quasi général du sport amateur en France.

En réponse à la reprise des contrôles, le laboratoire a lui aussi rapidement relancé son activité d’analyse pour rechercher et identifier les substances interdites parmi les échantillons collectés par l’AFLD et par d’autres organisations antidopage. Si le nombre d’échantillons reçus a chuté à cause de la pandémie, le laboratoire a néanmoins réalisé davantage d’analyses spécialisées que l’an dernier, notamment sur l’hormone de croissance et les anabolisants.

Au total, les analyses ont identifié 43 échantillons positifs, soit 0,5 % de l’ensemble des échantillons urinaires reçus. Un taux inférieur à l’an dernier qui s’explique par l’annulation de nombreuses compétitions et par une réorientation vers les sportifs de haut niveau.

Les analyses en 2020 en quelques chiffres :

  • 9 676 échantillons analysés (82 % d’urine et 18 % de sang)
  • 6 500 échantillons pour l’AFLD et 3 176 pour des tiers (vs 13 289 au total en 2019)
  • 7 155 demandes d’analyses spécialisées (+ 8 % vs 2019)
  • 0,5 % de résultats d’analyse anormaux pour les échantillons urinaires (vs 1,1 % en 2019)
  • 15 % de positifs pour le MMA, 2,8 % pour la boxe et 2,3 % pour le rugby à XIII, les 3 sports avec le plus haut pourcentage de résultats positifs en 2020

La réorientation de la stratégie de contrôle de l’AFLD sur le haut niveau s’est également traduite au plan disciplinaire par une limitation du nombre de violations des règles antidopage constatées et donc poursuivies. Au cours de l’année 2020, l’AFLD a enregistré 41 nouveaux dossiers disciplinaires et poursuivi le traitement de 110 dossiers ouverts lors des exercices précédents.

L’activité disciplinaire 2020 en quelques chiffres : 

  • 41 dossiers ouverts entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020 (vs 75 en 2019)
  • 78 % impliquaient la présence dans les échantillons du sportif de substances interdites (vs 87 % en 2019)
  • 17 % concernaient des sportifs de niveau international
  • 73 sanctions pour dopage humain prononcées par la commission des sanctions en 2020
  • cyclisme (14 cas), kick-boxing (12) et culturisme (6), les 3 sports les plus représentés pour les sanctions appliquées en 2020
  • 56 % ont entraîné une suspension de 4 ans (comme en 2019)

Une nouvelle page de l’histoire de la lutte antidopage en France

Malgré la pandémie, l’année 2020 a aussi marqué une étape décisive dans la transformation de l’AFLD pour se doter d’un arsenal plus adapté à la défense du sport propre.

L’AFLD a travaillé toute l’année à la préparation de la mise en conformité du droit français avec le Code mondial antidopage (CMA) et les standards internationaux édictés par l’Agence mondiale antidopage et applicables au 1er janvier 2021. L’objectif a été atteint puisque la loi d’habilitation et l’ordonnance correspondante ont été définitivement adoptées et publiées. L’AFLD est désormais dotée de pouvoirs renforcés et de responsabilités propres pour exercer au mieux ses missions, qu’il s’agisse de la conduite d’enquêtes ou du déploiement d’un programme d’éducation à l’antidopage.

A trois ans des Jeux olympiques et paralympiques de Paris (JOP) 2024, c’est une nouvelle page de l’histoire de l’AFLD et de la lutte antidopage qui s’ouvre en France. Alors que le sport reprend son souffle, l’AFLD se place plus que jamais au service du sport propre et des sportifs intègres, grâce à la mobilisation de ses équipes et à l’activation de ses nouvelles prérogatives. Cette nouvelle donne doit s’accompagner d’un financement accru du dispositif antidopage pour être pleinement à la hauteur des ambitions de la France en accueillant les JOP de Paris 2024.

Consultez l’ensemble des données du rapport d’activité 2020 de l’AFLD en ligne.

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Lettre à l’attention des candidat(e)s à l’élection à la présidence du CNOSF

Mesdames, Messieurs,

Le 12 mai dernier, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a officialisé la liste des quatre candidats à la présidence du CNOSF pour la prochaine olympiade 2021-2024.

Dans le cadre des différentes étapes de la campagne organisée par le CNOSF, vous allez présenter vos programmes respectifs et échanger avec les présidentes et présidents de fédérations sur la façon dont vous concevez le rôle du CNOSF et du mouvement sportif ainsi que sur les propositions que vous faites au soutien de votre démarche au service du sport français.

Aussi je saisis cette occasion pour vous rappeler toute l’importance de poursuivre un engagement sans faille en matière de lutte antidopage et de protection de nos athlètes et de nos compétitions. Non seulement grâce au rôle majeur qu’ont à jouer  les acteurs du monde du sport, dont évidemment le CNOSF, mais également grâce aux évolutions toutes récentes concernant la réglementation antidopage et les nouvelles responsabilités qui en découlent pour l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et les organisations sportives.

En effet, comme vous le savez, le nouveau Code mondial antidopage (CMA) et ses nouveaux standards internationaux sont entrés en vigueur le 1er janvier 2021 et ont été intégrés en droit français par une loi d’habilitation du 22 février 2021 et une ordonnance du 21 avril 2021. Ces textes confient à l’AFLD de nouveaux pouvoirs et de nouvelles responsabilités (notamment en matière d’enquêtes et d’éducation) qui lui permettront d’être plus efficace dans sa lutte contre les tricheurs et la protection des sportifs propres. Cette ordonnance sera complétée dans un bref délai par des textes règlementaires d’application et des délibérations de l’Agence qui viendront la préciser.

Parmi les avancées importantes, je tiens à souligner la nouvelle approche de l’Agence mondiale antidopage (AMA) plus complète et plus globale, insistant fortement sur l’éducation et la prévention auprès des sportifs et de leur entourage. Cela s’est formalisé par l’édiction d’un nouveau Standard international pour l’éducation (SIE) :

  • Qui part du postulat que le premier contact d’un sportif avec la lutte antidopage doit s’effectuer par des actions d’éducation plutôt qu’au moment d’un contrôle ;
  • Qui fait de chaque organisation nationale antidopage (comme l’AFLD) la seule « autorité responsable du programme national d’éducation à l’antidopage » dans son pays.

Dans ce nouveau cadre, qui a été intégré en droit français, et avec l’ensemble de ses partenaires (dont le CNOSF), l’Agence doit ainsi définir un plan d’éducation (qui sera évalué chaque année par l’AMA), renforcer les coopérations avec les fédérations et les référents antidopage qu’elles ont désignés, former et certifier des éducateurs et animer leur réseau afin de structurer et d’harmoniser de façon durable une démarche éducative à l’antidopage. L’Agence compte ici pleinement sur le CNOSF et ses équipes pour s’investir dans ce nouvel axe stratégique et accompagner les fédérations dans leur plan de prévention ainsi que les différentes délégations olympiques participant aux Jeux.

En parallèle de l’évolution des législations des différents Etats, des mesures de transposition de ces normes internationales doivent également être prises par les signataires du CMA, dont les Comités nationaux olympiques et paralympiques. C’est la raison pour laquelle, à partir des « Règles modèles 2021 de l’AMA pour les comités nationaux olympiques », des premiers échanges ont eu lieu entre mes équipes et celles du CNOSF et seront amenés à se poursuivre dans les prochaines semaines.

Pour conclure, vous l’avez compris, nous sommes convaincus que la question du dopage doit faire partie des sujets majeurs qui trouveront leur place dans vos programmes respectifs pour le Comité National Olympique et Sportif Français. Je crois à la relation partenariale très forte qui unit et doit continuer d’unir l’AFLD et le CNOSF, et je suis certaine que vous ferez tout votre possible pour défendre haut et fort un sport propre, un sport éthique, un sport responsable qui permette de se respecter soi-même et de respecter l’autre, de protéger la santé des athlètes ainsi que l’intégrité de nos compétitions.

Je vous en remercie et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’assurance de ma considération distinguée.

Dominique LAURENT
Présidente de l’AFLD

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Notre plan d’éducation pour un sport propre se construit avec l’ensemble des partenaires

L’AFLD a réuni à nouveau par visioconférence le groupe de travail technique chargé d’accompagner la mise en œuvre de son plan d’éducation aux valeurs du sport propre.

Ce groupe de travail rassemble de nombreux partenaires du sport français parmi lesquels le ministère chargé des Sports, l’Agence nationale du sport, le CNOSF (Comité national olympique et sportif français), le CPSF (Comité paralympique et sportif français), le COJOP Paris 2024, l’ANLSP (Association nationale des ligues de sport professionnel), l’ASDTN (Association des directeurs techniques nationaux), l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), des représentants des sportifs, des représentants des CREPS (Centre de Ressources d’Expertise et de Performance Sportive), des AMPD (Antennes médicales de prévention du dopage), de la FNASS (Fédération nationale des associations et syndicats de sportifs), de la FEP (Fédération des entraineurs professionnels) et plusieurs fédérations sportives parmi lesquelles l’athlétisme, le cyclisme, le football, le golf, le rugby, le tennis et le triathlon.

Le plan d’éducation pour un sport propre s’adressera à l’ensemble des sportifs, ainsi qu’à leur personnel d’encadrement (entraîneurs, cadres techniques, parents, médecins, agents, etc.).

Les actions d’information, de sensibilisation et d’éducation seront dispensées sur le terrain par des éducateurs qui seront formés et agréés par l’AFLD.

En parallèle, chaque organisation sportive désignera en son sein, si ce n’est pas encore le cas, un(e) référent(e) antidopage. Principal interlocuteur sur ces questions pour l’AFLD, le ministère chargé des Sports, le CNOSF et sa Fédération internationale, le référent sera notamment chargé de coordonner la mise en œuvre du plan fédéral de prévention du dopage et d’évaluer chaque année la portée et l’efficacité des actions de prévention et d’éducation.

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Devenez agent de contrôle du dopage vacataire !

Vous souhaitez vous engager au service d’un sport propre en réalisant ponctuellement des contrôles antidopage ? Devenez agent de contrôle du dopage vacataire et rejoignez l’AFLD pour des missions rémunérées ! La prochaine session de formation aura lieu à Paris les 12 et 13 juin prochain.

La formation est gratuite et ouverte à toute personne âgée de plus de 18 ans et de moins de 70 ans qui satisfait l’une des conditions suivantes :

-être titulaire d’un diplôme de docteur en médecine, de masseur kinésithérapeute, de sage-femme ou d’infirmier

-être titulaire d’un diplôme de technicien de laboratoire

-avoir exercé pendant au moins deux ans des fonctions d’officier de police judiciaire

Si vous êtes intéressé(e), envoyez votre candidature à controles@afld.fr au plus tard le 15 mai 2021.

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