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21e colloque national pour un sport sans dopage

Le 21e colloque national « Pour un sport sans dopage », organisé conjointement par le ministère chargé des Sports, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), le Comité paralympique et sportif français (CPSF) et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), s’est déroulé hier au siège du CNOSF, à Paris.

Cette journée d’échanges, de débats et d’ateliers aura illustré l’approche coopérative des acteurs nationaux engagés contre le dopage et traduit la volonté de l’ensemble de l’écosystème du sport français de s’investir plus activement encore dans la lutte et la prévention contre le dopage à deux ans des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024.

La matinée de conférence a permis d’aborder la place et le rôle des fédérations en matière d’antidopage et les responsabilités particulières des cadres sportifs, entraineurs, cadres techniques et personnels médicaux et paramédicaux, dans l’information des sportifs et pratiquants d’activités physiques de tous niveaux.

Les participants au colloque ont pu également bénéficier du retour d’expérience des Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo et Pékin et d’éléments sur la mise en place du dispositif antidopage pour Paris 2024, alors que les athlètes français et du monde entier préparent leur participation.

La recherche scientifique face aux pratiques dopantes a également fait l’objet de présentations, sur l’état de la recherche en matière d’amélioration des méthodes de détection et de surveillance des nouvelles substances et nouveaux usages notamment.

L’édition 2022 du colloque a permis à l’ensemble de la communauté antidopage de se réunir à nouveau physiquement, pour faire avancer la lutte et renforcer les collaborations sur l’ensemble du territoire national au profit d’un sport propre sans dopage.

Gilles Quénéhervé, directeur des Sports : « L’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris en 2024 est une formidable opportunité pour renforcer l’approche coopérative des acteurs engagés contre le dopage, autant qu’il nous oblige à l’exemplarité dans le domaine. A ce titre, le Ministère chargé des Sports se réjouit de l’investissement croissant de l’ensemble des acteurs sur le territoire national et se tiendra à ses côtés pour accompagner cette dynamique. »

Brigitte Henriques, présidente du CNOSF
: « La 21e édition du Colloque national « pour un sport sans dopage », a été, cette année encore, une journée riche d’échanges, de partages d’information et de rencontres et je tiens à remercier le Ministère des sports, l’AFLD et le CPSF pour l’organisation conjointe de cette dernière. Ce temps de mutualisation des savoirs entre les acteurs de la lutte contre le dopage est essentiel et chacune de nos institutions à, plus que jamais, un rôle à jouer. La protection des athlètes et la préservation de l’intégrité des compétitions sont au coeur de la démarche du CNOSF avec la nomination d’un vice-président, Christian DULLIN, en charge de l’Ethique et de la Lutte contre le dopage, et la création d’un pôle Grandes Causes Nationales pour accompagner les fédérations avec notamment la mise en place d’outils d’éducation. Une ambition partagée qu’il nous faut maintenir, particulièrement à l’horizon des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 ! »

Dominique Laurent, présidente de l’AFLD : « L’antidopage est une matière vivante et en constante évolution qui implique de se retrouver régulièrement pour faire le point et échanger dans un souci de transparence. Les Jeux de Paris 2024 sont une occasion unique de laisser en héritage une véritable culture du sport propre en formant une génération de sportifs, et pas seulement de sportifs de haut niveau, sensibilisée aux exigences d’une pratique sans dopage. L’Agence intensifiera son accompagnement des fédérations sportives pour diffuser plus largement les valeurs du sport propre, notamment par la formation d’éducateurs antidopage agréés. »

Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF : « Le colloque ‘’pour un sport sans dopage’’ est un rendez-vous incontournable pour l’avenir du sport, le CPSF est ravi de compter pour la première fois parmi les organisateurs de cet événement. À deux ans des Jeux de Paris, le CPSF ainsi que toutes les instances du mouvement sportif français doivent dès à présent, s’engager en matière de lutte contre le dopage. La prévention et la sensibilisation auprès des athlètes, des fédérations et des acteurs de l’anti-dopage sont essentielles pour contribuer à un sport sain. »

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Le processus de contrôle de l’AFLD certifié ISO 9001 : 2015

Le département des contrôles de l’AFLD a été certifié conforme à la norme internationale ISO 9001 : 2015. Un gage de qualité qui atteste que ses contrôles antidopage répondent à toutes les exigences requises.

En 2021, l’AFLD a recueilli en France 1 252 échantillons urinaires ou sanguins en tant que prestataire de service pour le compte d’autres organisations antidopage, en complément des 9 000 contrôles qu’elle a réalisés dans le cadre de son programme annuel. Un savoir-faire que l’Agence a souhaité faire évaluer par une autorité indépendante, l’AFNOR, pour obtenir la certification ISO 9001 : 2015. Cette norme garantie la qualité des contrôles de l’AFLD vis-à-vis des sportifs et des clients extérieurs de l’Agence.

Le département des contrôles a été audité par l’organisme de certification dans toutes ses composantes : stratégie opérationnelle, logistique des contrôles, gestion des agents de contrôle, gestion du matériel de prélèvement et du transport des échantillons, système de management de la qualité, amélioration continue… Les activités de contrôle antidopage ont été évaluées et jugées conformes aux exigences requises par la norme ISO 9001 :2015. La certification obtenue (N°2022/99440.1) est valable jusqu’au 27 mars 2025. L’AFNOR renouvellera cet audit chaque année pour vérifier que la démarche qualité de l’AFLD est pérenne

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Dopage animal : renforcement de la coopération entre l’AFLD et l’Ordre des vétérinaires

Dominique Laurent, la présidente de l’AFLD, a rencontré cette semaine Jacques Guérin, le président du conseil national de l’Ordre des vétérinaires, pour échanger sur la collaboration entre les deux institutions.

Alors que le monde des courses hippiques est secoué par une vaste enquête de police, cette rencontre a été l’occasion de souligner une volonté commune d’appréhender les comportements de dopage animal afin d’apporter la réponse disciplinaire appropriée. Lutter contre le dopage animal favorise l’équité sportive et préserve le bien-être des animaux engagés.

L’Agence est compétente pour sanctionner les infractions aux règles antidopage commises par les sportifs, les entraîneurs et les propriétaires des animaux (chevaux et chiens de traîneau). Elle sera aidée dans la réalisation de sa mission par les nouveaux pouvoirs d’enquête conférés par la loi du 30 novembre dernier « visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes ».

Pour sa part, l’Ordre des vétérinaires a la charge de la discipline de sa profession. Il peut donc sanctionner les manquements déontologiques en lien avec le dopage animal.

La coopération renforcée entre l’AFLD et l’Ordre des vétérinaires pourrait prendre corps au sein d’une convention permettant de définir les responsabilités respectives de chaque institution et de partager leurs connaissances et leurs expertises au service d’objectifs communs.

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Renouvellement du comité des sportifs

L’AFLD se réjouit d’accueillir cinq nouveaux membres au sein de son comité des sportifs à l’issue de l’appel à candidature lancé en décembre dernier.

Le comité des sportifs est composé d’athlètes de haut niveau ou professionnels sélectionnés pour leur connaissance de l’environnement sportif national et international et pour leur engagement dans la lutte contre le dopage. Il a à cœur de replacer les sportifs français au cœur de l’antidopage et vise à porter leur voix auprès de la communauté sportive, du grand public, et à l’international.

Lancé en 2019, le comité des sportifs était composé jusqu’à ce jour de 7 membres : Gévrise Émane (judo), Romain Girouille (tir à l’arc), Astrid Guyart (escrime), Nantenin Keïta (athlétisme paralympique), Sandra Laoura (ski acrobatique), Valentin Prades (pentathlon moderne) et David Smétanine (natation paralympique).

Il intègre aujourd’hui 5 nouveaux membres.

Jonathan Best (38 ans), rugby à XV

Jonathan Best est un rugbyman français ayant évolué en Top 14 et en Pro D2, notamment dans les clubs de Grenoble (2005–2017) et de Béziers (2017-2021). Il possède également sept sélections avec l’équipe nationale d’Algérie. Il a mis un terme à sa carrière en juin 2021. Il est intervenu à plusieurs reprises dans les centres de formation des clubs avec le syndicat des joueurs de rugby professionnels (Provale) sur le thème de la prévention du dopage.

 Marie Patouillet (33 ans), cyclisme handisport, route et piste

Marie Patouillet a découvert le cyclisme en 2018. Un an plus tard, elle obtient sa première médaille internationale aux Championnats du monde de paracyclisme sur piste et en 2020, elle décroche deux médailles d’argent. Lors des Jeux paralympiques de Tokyo 2020, elle a remporté la médaille de bronze sur la poursuite et sur l’épreuve sur route. En parallèle de sa carrière sportive, Marie Patouillet est médecin généraliste.

Mathilde Petriaux (24 ans), hockey sur gazon

Mathilde est la gardienne de l’équipe de France de hockey sur gazon ; elle est membre de l’équipe de France depuis 11 ans. Elle est vice-championne de Coupe d’Europe B en 2021 et a été dans le top 5 des nominées pour le titre de meilleure gardienne du monde en 2019. Elle joue actuellement pour le club Real Sociedad à San Sebastian, en Espagne. En parallèle de sa carrière de sportive de haut niveau, elle pratique comme psychomotricienne depuis 2019.

Maxime Valet (34 ans), para-escrime

Maxime Valet est un escrimeur handisport, spécialiste du fleuret. Il est médaillé de bronze en individuel et par équipe aux Jeux paralympiques de Rio 2016 et médaillé de bronze par équipe aux Jeux Paralympiques de Tokyo 2020. Il est également médecin du sport au CREPS de Toulouse au sein duquel il mène régulièrement des actions de prévention contre le dopage.

Ayodélé Ikuesan (36 ans), athlétisme

Ayodélé Ikuesan est une athlète française spécialiste du sprint. Elle est vice-championne d’Europe du relais 4 x 100 m en 2013 et membre de l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Pékin 2008 et de Londres 2012. Elle siège depuis 2017 à la Commission des athlètes de haut niveau du CNOSF et a rejoint le collège de l’Agence le 8 juillet 2021. Elle est aujourd’hui adjointe à la mairie du 18e arrondissement de Paris, en charge de la santé et de la réduction des risques.

Enfin, Astrid Guyart, coprésidente du comité des sportifs depuis son lancement, aujourd’hui coprésidente de la commission des athlètes de haut-niveau et secrétaire générale adjointe du CNOSF, passe le flambeau aux nouveaux membres et quitte son rôle au sein du comité des sportifs de l’AFLD. Astrid poursuivra son engagement dans la prévention du dopage puisqu’elle a été nommée au Comité des sportifs de l’Agence mondiale antidopage pour 2022.

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Dr Marie-Claude Potier : « Je m’attends à des débats passionnants au collège »


Pharmacienne de formation et directrice de recherche au CNRS et à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, la docteure Marie-Claude Potier a rejoint le collège de l’AFLD en remplacement du professeur Patrice Queneau.

Pour quelles raison avez-vous accepté de rejoindre le collège de l’AFLD ?

 “Le secrétaire perpétuel de l’Académie de médecine m’a proposé de remplacer le professeur Patrice Queneau qui souhaitait passer le relai après avoir siégé pendant dix ans au collège de l’Agence. J’ai accepté pour plusieurs raisons. En tant que chercheuse à l’Institut du cerveau, les effets que peuvent avoir les substances dopantes sur le système nerveux central m’intéressent, notamment en ce qui concerne la production d’endorphines et d’endocannabinoïdes pendant l’effort physique. Mes connaissances en pharmacocinétique vont également m’être utiles dans certaines affaires pour évaluer les délais d’élimination de ces substances par l’organisme. Au collège, je vais siéger parmi des scientifiques, des magistrats et des sportifs de haut niveau. C’est un mélange des genres qui est très stimulant !

Quelle était jusqu’ici votre vision du dopage et de l’antidopage ?

En tant qu’activité humaine, le dopage sportif est un sujet complexe qui implique de nombreuses interactions sous le prisme de l’argent et de la recherche de la performance. D’un point de vue médical, il est rendu encore plus ardu par le libre accès aux compléments alimentaires sur Internet, vendus parfois avec le nom des dérivés de la molécule interdite et non de la molécule elle-même… Il est capital dans ces conditions d’évaluer le degré de gravité de la faute en cas de contrôle positif à une substance interdite. Je m’attends à de passionnants débats au collège pour interpréter la part de responsabilité des sportifs au moment de décider de lancer ou non des poursuites disciplinaires.

Quel est votre rapport au sport ?

Je travaille au quotidien sur les maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer et je suis bien placée pour savoir que le sport est primordial pour lutter contre le vieillissement du cerveau. J’ai longtemps pratiqué la course à pied avant de me mettre progressivement au vélo. Je roule aujourd’hui 35 km par jour entre mon domicile et mon lieu de travail. En tant que spectatrice, j’aime bien regarder l’athlétisme et notamment les épreuves combinées qui sculptent les corps comme nulles autres même si de manière générale, les athlètes me fascinent avant tout par leur force de concentration.”


Le rôle du collège de l’AFLD

Composé de neuf membres nommés par le Président de la République sur la proposition des hautes institutions scientifiques, juridiques et sportives, le collège, présidé par la Présidente de l’Agence, est l’organe directeur de l’AFLD. Le collège siège toutes les trois semaines pour arrêter les décisions importantes de l’Agence : il délibère ainsi sur les règles encadrant les procédures antidopage, la composition du groupe cible des sportifs soumis à des obligations de localisation, les programmes annuels d’éducation ou de contrôles mais aussi le budget et le règlement intérieur de l’Agence. Sur le plan disciplinaire, le collège décide d’engager ou non des poursuites en cas de violation d’une ou plusieurs règles antidopage.

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Pékin 2022 : l’AFLD prend une part active dans le dispositif antidopage international

Comme pour les Jeux de Tokyo 2020, la délégation française sélectionnée pour les Jeux olympiques de Pékin a été suivie et accompagnée par les services de l’AFLD. Chaque athlète a été contrôlé au cours des mois précédents et a pu disposer d’une formation sur les règles antidopage qui s’appliqueront aux Jeux. L’action de l’AFLD se poursuivra lors des Jeux à travers une collaboration renforcée avec l’International Testing Agency (ITA).

S’adressant aux membres du CIO réunis à Pékin, Witold Banka, le président de l’Agence mondiale antidopage (AMA), a rappelé la nécessité pour tous les athlètes en lice aux Jeux olympiques de bénéficier d’un programme antidopage solide et efficace. C’est dans cette optique que l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) est intervenue auprès des sportifs français concernés par les Jeux olympiques et paralympiques de Pékin durant le dernier trimestre de l’année 2021 et jusqu’à leur départ pour la Chine.

L’AFLD a proposé aux délégations olympique et paralympique une formation en ligne sur les règles antidopage en vigueur lors des Jeux de Pékin 2022. Des ressources complémentaires ont également été mises à disposition de chaque délégation, notamment au sein du guide de l’équipe de France remis à chaque athlète.

En parallèle, les 88 athlètes de la délégation olympique française sélectionnée pour les Jeux de Pékin ont été contrôlés lors de leur préparation, soit directement par l’AFLD, soit en collaboration avec les fédérations sportives internationales pour les 60 d’entre eux qui relèvent du niveau international. La majorité de ces tests ont eu lieu dans le dernier trimestre de l’année 2021.

L’action de l’AFLD se poursuivra pendant les Jeux à travers une collaboration renforcée avec l’ITA (International Testing Agency), l’Agence de contrôle internationale à laquelle le CIO a délégué la mise en œuvre du programme antidopage des Jeux de Pékin 2022. L’AFLD peut ainsi demander à l’ITA de réaliser sur place des tests supplémentaires selon un dispositif déjà éprouvé l’an dernier aux Jeux de Tokyo. L’AFLD partagera aussi avec l’ITA les renseignements recueillis sur des suspicions de violations des règles antidopage par des athlètes ou leur entourage, quelle que soit leur délégation nationale.

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L’AFLD dévoile son programme pour le haut niveau en 2022

Hausse des prélèvements pour le sport de haut niveau, élargissement du groupe des sportifs soumis à un devoir de localisation, le programme annuel de contrôles 2022 vise à garantir un ciblage efficace, intelligent et évolutif tout au long de l’année. Il s’adosse à un programme annuel d’éducation qui réaffirme les sportifs de haut niveau comme un public prioritaire de l’Agence.

Le Code mondial antidopage, actualisé en 2021, concentre les efforts d’éducation et de contrôle des organisations nationales antidopage sur les sportifs de haut niveau et leur entourage. Cette priorité se reflète dans les programmes annuels de contrôles (PAC) et d’éducation (PAE) adoptés par l’Agence pour l’année 2022.

Principale nouveauté du PAC 2022, l’assiette des sportifs soumis à une obligation de localisation sera élargie à la suite de la dernière transposition du Code mondial antidopage dans la loi française. Aux sportifs du groupe « cible », qui restent les sportifs suivis par l’Agence en raison de leur haut niveau de performance, s’ajouteront désormais d’autres sportifs de haut niveau qui devront eux aussi fournir à l’Agence des renseignements sur leurs adresses de résidence et d’entrainement. Au sens large, l’obligation individuelle de localisation concernera donc au total près d’un millier de sportifs, soit trois fois plus qu’en 2021, afin d’être le plus efficace possible dans la mise en place de la stratégie de contrôles.

Parallèlement, les clubs de sports collectifs seront également tenus de fournir une localisation collective de leurs équipes évoluant au niveau national pendant l’intégralité de leurs périodes d’activités.

L’ensemble de ces sportifs bénéficient déjà d’un effort accru de l’Agence pour leur prodiguer les connaissances fondamentales de l’antidopage à travers des actions d’éducation. Pour le groupe cible, les sportifs sont ainsi contactés systématiquement lors de leur inclusion pour évoquer l’offre éducative et renforcer la prévention qui est le corollaire des nouvelles obligations de l’Agence à leur égard.

Un suivi dynamique centré sur le haut niveau

L’élaboration globale du PAC 2022 repose sur une évaluation préalable du risque de dopage par discipline suivant les lignes directrices de l’Agence mondiale antidopage. L’objectif est alors d’identifier les populations sportives les plus exposées.

Au-delà du suivi particulier des sportifs concernés par les Jeux olympiques de Pékin jusqu’à leur départ pour la Chine, le PAC 2022 a été ajusté en fonction des calendriers des compétitions nationales et internationales de l’ensemble des sports, avec un focus particulier sur la préparation de la Coupe du monde masculine de football. Il combine contrôles en compétition et hors compétition, ces derniers formant l’instrument privilégié de contrôle pour les sportifs de haut niveau. L’efficacité des contrôles suppose un programme dynamique qui évolue tout au long de l’année, en tenant compte des contraintes éventuelles liées à l’évolution de la situation sanitaire.

Sur le plan quantitatif, 10 000 prélèvements sont programmés pour 2022 contre 9 000 en 2021.

Le plan de répartition des contrôles renforce l’orientation sur le haut niveau, tout en maintenant un volume des prélèvements conséquent pour les sportifs de niveau moindre. Les sportifs de niveau international et national concentreront ainsi plus de 75 % des contrôles pour permettre à l’Agence d’assurer au mieux ses responsabilités envers tous les sportifs intègres, français et étrangers, qui participeront aux Jeux olympiques et paralympiques de Pékin, ainsi qu’aux compétitions nationales et internationales majeures.

Le nombre de prélèvements pour les sportifs qui n’ont pas encore intégré le niveau international ou national demeure constant par rapport à 2021. Ces contrôles permettent de couvrir les sportifs en progression vers le haut niveau ou en voie de professionnalisation.

Le plan s’appuie également sur les informations recueillies par le département des enquêtes et du renseignement pour affiner le ciblage de certains contrôles. Redoublé par les nouveaux pouvoirs d’enquête de l’Agence, l’effet dissuasif des contrôles antidopage repose plus que jamais sur le caractère ciblé et inopiné des prélèvements effectués sur les sportifs.

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Le Dr Marie-Claude Potier intègre le collège de l’Agence

Sur la proposition du président de l’Académie nationale de médecine, le Dr Marie-Claude Potier devient membre du collège de l’AFLD. Le décret de nomination est paru au Journal officiel du 13 janvier 2022.

Mme Potier remplace le Professeur Patrice Queneau, membre du collège depuis 2011, qui avait souhaité passer le relai après une décennie au sein de l’Agence.

Pharmacienne de formation, le Dr Marie-Claude Potier est docteur en sciences et directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Elle pilote également une équipe de recherche à l’Institut du Cerveau et de la Moelle (ICM) à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Ses travaux reconnus lui valent de siéger, depuis mai 2017, comme membre correspondant de l’Académie nationale de médecine, au sein de la section des sciences pharmaceutiques.

Mme Potier s’est notamment fait connaître pour ses recherches sur la trisomie 21 et la maladie d’Alzheimer. Son expérience en matière de pharmacologie sera précieuse pour compléter l’expertise scientifique du collège. Elle prêtera serment lors de la prochaine réunion du collège pour son entrée en fonction.

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L’AFLD et le CNOSF se mobilisent en faveur du sport propre

Dominique Laurent, présidente de l’AFLD, a rencontré Brigitte Henriques, élue présidente du CNOSF le 29 juin dernier, à l’occasion d’une réunion de travail fructueuse.

Alors que s’annoncent les Jeux olympiques de Pékin 2022, cette rencontre a été l’occasion pour les deux présidentes d’évoquer les sujets de collaboration pour leurs institutions respectives. Dans l’esprit du Code mondial antidopage 2021, les fédérations sportives nationales sont en effet des acteurs majeurs de l’antidopage, notamment dans l’éducation des sportifs et de leur entourage, afin de les sensibiliser sur les enjeux d’une pratique sportive sans dopage.

Les deux présidentes ont ainsi pu échanger sur la manière d’accompagner, de soutenir et de partager les bonnes pratiques entre fédérations. Dès 2022, l’AFLD souhaite s’engager, aux côtés du CNOSF, dans cette expertise auprès des fédérations pour faciliter la diffusion d’un sport propre.

Cette rencontre a mis en lumière l’importance d’appuyer et de former les référents antidopage pour en faire les ambassadeurs de cette cause dont l’implantation durable dans le mouvement sportif de notre pays doit être un héritage des Jeux de Paris 2024.

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Création du Laboratoire antidopage français au sein de l’université Paris-Saclay

Le 1er janvier 2022, le laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry devient le laboratoire antidopage français (LADF). Cette création résulte du transfert de l’actuel département des analyses de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) au sein de l’université Paris-Saclay.

Ouvert en 1966 comme le laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) puis intégré en 2006 au sein de la nouvelle Agence française de lutte contre le dopage, le laboratoire sera désormais rattaché à l’Université Paris-Saclay (UPS). Il déménagera de Châtenay-Malabry au campus d’Orsay en 2023 à l’issue d’importants travaux de rénovation.

Ce basculement est préparé de manière constructive, depuis de nombreux mois, par les services de l’AFLD et de l’UPS dans le but d’assurer la continuité de l’activité du laboratoire et le travail serein de ses équipes. Il s’est parachevé par la signature en décembre 2021 de la convention de transfert par Dominique Laurent, présidente de l’Agence, et Sylvie Retailleau, présidente de l’Université.

Un établissement de pointe dans la recherche antidopage

Ce laboratoire est le seul accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA) situé en France : à ce titre, il est habilité à analyser les prélèvements urinaires et sanguins effectués sur les sportifs par les organisations antidopage, au premier chef l’AFLD, mais aussi pour des organisations à l’étranger ou des fédérations internationales.

Ce transfert résulte des exigences du standard international des laboratoires édicté par l’AMA qui conduisent à séparer statutairement les autorités de contrôle, comme l’AFLD, du laboratoire qui procède aux analyses. C’est également l’occasion de faire bénéficier le laboratoire antidopage français de synergies porteuses dans les domaines scientifiques grâce à son intégration au sein d’un pôle universitaire d’excellence.

Le laboratoire antidopage français demeure parmi les établissements de pointe dans le monde. Connu pour la mise au point des premiers tests de détection de l’EPO sur des échantillons urinaires en 2000, il poursuit, avec des financements de l’AFLD, son engagement en faveur de la recherche, comme l’illustre la thèse publiée récemment par l’une de ses analystes sur la détection de l’hormone de croissance.

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